février 22, 2025

Lire délivre

Par Benjamin Mopondi

Contexte

Dans la lignée des textes comme https://www.am-enr.com/et-si-letre-humain-etait-la-meilleure-des-energies-renouvelables/, le but des écrits suivants n’est pas d’aller en profondeur dans la réflexion, mais seulement de soulever quelques points qui nous tiennent à coeur.

Cet article entre dans la continuité de ceux liés à la volonté de transmettre à la future génération, et ici ce serait l’importance ainsi que le goût de la lecture:

Définitions

Lire:

Délivrer:

Pourquoi s’y mettre ?

Tout d’abord, lire des livres est un exercice qui stimule le cerveau, lui permettant de s’ouvrir au monde de l’auteur. Le tout n’est donc pas seulement de bouquiner, mais également de choisir le bon domaine pour s’instruire.

Puis, il est indéniable que l’éducation est la clé pour l’émancipation actuelle et future, et cela passe par la découverte des travaux d’une vie de nombreuses personnes les ayant rédigés.

Ensuite, s’isoler pour feuilleter est une expérience similaire à celle d’aller dans une salle de cinéma, car pendant ce temps accordé à la délivrance, on pousse l’imaginaire à rajouter de nouvelles possibilités. On entrevoit le monde selon les yeux de l’écrivain, en étant cependant le réalisateur et producteur des décors, costumes et dialogues défilant dans notre tête. Car oui, lire est comme regarder un film qu’on monte au fur et à mesure des mots de chaque page. En fonction de ce qui est choisit, notre cinérama mental sera soit romantique, soit dramatique voire fantastique, ou encore historique. Rien que cela doit créer un intérêt plus que palpable pour tout être humain.

Enfin, cela nous permet simplement d’approfondir notre vocabulaire, de corriger notre ancienne perception de l’orthographe de certains mots. Mais aussi de comprendre l’utilisation des expressions qu’on emploie souvent à mauvais escient. Par ce fait, on améliore également notre manière de parler en l’affinant.

Par quel ouvrage débuter ?

Le mieux serait de toujours commencer par ce qu’on aime, ceci en se référant à ses goûts cinématographiques. Le rôle du délivreur est similaire à ceux des conteurs des contrées actuelles et anciennes, c’est-à-dire raconter des récits qui font voyager leur auditoire. Et ladite industrie hollywoodienne a repris ce chemin.

Pour l’aspect romanesque, le conseil serait de plonger dans « Adieu Zanziba » de Monsieur Abdulrazak Gurnah, qui est Tanzanien et coutumier des Prix Nobel de littérature :

Tout est dit dans l’image ci-dessus, si c’était un film, il serait oscarisé à maintes reprises. Cependant pour être aussi intense que le livre, ce serait mieux en série télévisée sur trois saisons de douze épisodes chacune.

En ce qui concerne les amoureux des biopics, ils peuvent se lancer dans « Conscience noire, écrits d’Afrique du Sud, 1969 – 1977 » des éditions Amsterdam, avec la traduction Madame de Natacha Filippi en collaboration avec Emmanuel Delgado-Hoch. Ceci concerne la vie de Monsieur Stephen Bantu Biko dit Steve Biko, qui est la plus grande figure de lutte contre l’Apartheid en Azania (Véritable nom de l’Afrique du Sud) :

Un héro qui a réellement existé comme la résistance aime nous en offrir. Son super pouvoir ? Les mots qui éveillent les consciences humaines.

Pour les fanatiques des développements personnels, ils peuvent lire « Oser inventer l’avenir » de Monsieur David Gakunzi sur la parole du grand Thomas Sankara :

On y navigue dans l’art oratoire ainsi que la révolution menée par cette immense figure de l’histoire contemporaine.

Ceux qui préfèrent lesdits dramas peuvent plonger dans les deux œuvres de Monsieur Trésor Biantuadi basées sur la tragédie actuelle à l’est du Kongo, existante depuis une trentaine d’années: « L’héritage des larmes Vol. I : Chibalonza » et « L’héritage des larmes Vol. II : Le fils la guerre »

C’est une histoire dure mais tristement réelle…
à la fois révoltant et troublant…

Enfin, dans les propositions, comment ne pas mentionner ceux qui aiment les films fantastiques, et qui peuvent s’émerveiller sur le vécu de Monsieur Camara Laye relatant son enfance dans « L’enfant noir »:

Un classique de la littérature ainsi que de l’instruction sur la Terre Mère.

Et en dehors des manuels ?

De nombreuses émissions se sont spécialisées dans la promotion de la lecture, mais celle qui aide à passer à l’acte est La librairie Africaine : https://www.youtube.com/@LaLibrairieAfricaine

On y prend goût pour la beauté des mots

Le cinéma peut être un vecteur du virus littéraire lorsqu’on tombe sur une production telle que The Words de 2012 https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=190358.html

Durant l’ensemble de cette représentation, on a une soudaine envie d’écrire, afin d’être le scénariste d’un probable futur lecteur.

Comment faire avec les plus jeunes ?

Le mieux serait d’initier dès le bas âge, la prochaine génération à l’amour de la lecture. Cela les aiderait à se développer en alimentant leur imagination. Le livre permet de nourrir et enrichir l’inconscient, là où les travaux vidéographiques vont limiter l’enfant, en lui imposant le monde onirique de son créateur.

Afin d’être efficace, il faudrait échanger avec sa progéniture, apprendre à connaître leurs amours, et trouver la littérature adéquate:

Tout est bon, tant que cela correspond à ses intérêts, tout en l’éloignant des écrans.
Le plus important est de les pousser à aimer la version en papier des histoires

Il serait préférable de lire devant eux, ceci permettrait de dissiper le côté punitif de la démarche, en la normalisant. Une fois lancée, l’enfant dévorera à son rythme les bouquins.

Le tout est d’éviter de contraindre, tout en montrant la valeur de la délivrance, par l’exemple.

En conclusion

Au-delà des points énumérés plus haut, lire permet d’aller en profondeur dans ses diverses recherches, car les auteurs prennent le temps de détailler leurs expériences de manière explicite. Puis, l’histoire étant répétitive, creuser dans le vécu de ceux qui nous ont précédé permet d’éviter de commettre les mêmes erreurs. Cela aide également à innover dans l’élaboration de solutions.

Pour ceux qui auraient peur de se lancer, sachez qu’il n’y a pas d’âge pour commencer, et que comme l’a dit Monsieur Amadou Hampâte Bâ : « Allez doucement dans tout ce que vous faites, si vous voulez faire une œuvre durable, soyez patient, soyez bon, soyez vivant, soyez humain »

Peu importe ce que vous allez choisir, croyez au fait que … Lire délivre.

Plus on lit, plus on élargit les perspectives de notre réflexion, et plus on a une appétence pour les livres quitte à en devenir boulimique. On veut s’armer au maximum pour faire face au monde.