Une volonté de transmettre – Partie 7 : quatrième échange avec la jeunesse en présence de Lindsay
Contexte:
Pour le mois le plus béni de l’année en cours, on continue sur l’objectif de partager un moment avec nos jeunots afin de leur procurer un savoir, qui leur serait bénéfique pour l’avenir.
La partie six étant muette concentrée sur l’importance de la lecture https://www.am-enr.com/lire-delivre/, semblable à l’usage de certains hôtels qui aiment masquer leur treizième étage, voire leur chambre numéro treize (Sources : https://www.noovomoi.ca/voyager/conseils-voyage/etage-13-hotels.html et https://www.hotel-chateaubriand-st-malo.com/hotel-pourquoi-ny-a-t-il-pas-de-chambres-13-et-420/).
On vit dans un monde d’apartheid, et la seule vraie ségrégation est faite par la connaissance. Peu importe le domaine, celui qui cumule le plus d’instructions, alourdi son bagage intellectuel, et sera toujours le plus prompt à réussir. Voire à devancer la concurrence.
Après avoir bavardé avec Lilia Maria, désormais en première année de médecine, dont l’article est sur le lien suivant : https://www.am-enr.com/une-volonte-de-transmettre-partie-3-premier-echange-avec-la-jeunesse-en-compagnie-de-lilia-maria/.
On a ensuite discuté avec Nathanaël Shen, le futur gamer et développeur de jeux vidéos : https://www.am-enr.com/une-volonte-de-transmettre-partie-4-deuxieme-echange-avec-la-jeunesse-en-presence-de-nathanael-shen/
Puis, on a échangé avec Kimany qui ambitionne d’être pianiste et footballeur https://www.am-enr.com/une-volonte-de-transmettre-partie-5-troisieme-echange-avec-la-jeunesse-en-presence-de-kimany/
Cette fois-ci, ce sera le tour de Lindsay.

Retranscription :
Comme d’habitude, l’échange a été enregistré afin d’être retranscrit de la manière la plus proche possible de la réalité. Cependant, il y aura quelques fois des paraphrases afin de rendre le texte clair et agréable.
Pour la légende, les questions seront en gras, et les réponses en italiques :
Bonjour, bonsoir, en ce 26 février, nous allons commencer l’interview de Mademoiselle, Madame Lindsay. Le but est de continuer dans cet optique de rencontrer la jeunesse, et de voir comment on pourrait apporter du grain à moudre à leurs réflexions.
Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
(Rires), Je m’appelle Lindsay, j’ai quatorze ans, et suis au collège.
D’accord, merci beaucoup. Connaissez-vous l’association AM-ENR ?
Non
Ok, c’est une association fondée en 2019 par un de mes amis et moi. On œuvre dans différents domaines comme l’éducation, l’agriculture, la santé, entre autres. Et un de nos objectifs durant cette année 2025 est de pouvoir échanger avec les plus jeunes. Voir où est-ce qu’ils en sont et où ils veulent arriver plus tard.
Question suivante, avez-vous une idée précise du travail que vous aimerez faire ?
Oui (Sourire)
Quel type travail est-ce donc ?
Mannequinat
D’accord, est-ce que vous avez déjà un chemin prédéfini par rapport à cela ?
Non
(Explosion de rires en commun)
A l’heure actuelle, comment vous vous projetez, de la Lindsay d’aujourd’hui jusqu’à celle qui sera mannequin ?
Comment ça, je n’ai pas compris.
Comment voyez-vous votre cheminement ?
(Sourires) Je ne sais pas, et n’y ai pas encore réfléchi.
Vous savez que vous voulez être mannequin, mais vous n’avez pas encore pris le temps de réfléchir sur le moyen par lequel vous allez atteindre cet objectif ?
Ah ! ça si, je vais chercher des agences, et me renseigner.
Il suffit de chercher des agences et se renseigner pour devenir mannequin ?
Bah non ! pas que ça, mais il faut s’entraîner à marcher, à défiler, et c’est tout.
Ok, mais il n’y a pas de démarche, disons, plus scolaire ?
Je ne sais pas, mais je vais me renseigner. Et après je saurai.
Mais vous allez vous renseigner par rapport à quoi ?
Déjà le salaire, puis voir comment devenir mannequin. Bref, comment défiler. Voilà !
Mais pourquoi ne pas commencer dès maintenant ?
Bah je l’ai déjà fait avec l’école, en classe.
(Sourire) si vous l’avez déjà fait, pourriez-vous me la décrire ? votre visualisation.
Comment ça ?
Selon vos recherches.
Je connais les salaires.
Rien d’autre ?
Non, c’est vrai, rien d’autre.
En quelle classe êtes-vous ?
Troisième
(Explosion de rires en commun)
Comment vous voyez-vous l’année prochaine ?
Bah au lycée.
Dans quel cadre ?
Je ne sais pas.
Je ne sais pas, je ne sais rien, je suis indécise dans ma vie.
Au fait, je suis encore dans le flou sur mon avenir.
D’accord, par rapport à ce flou, votre objectif reste le même ? cela ne date pas d’aujourd’hui ? Depuis combien d’années souhaitez être mannequin ?
Longtemps, mais pas depuis toute petite, parce que j’ai d’abord voulu être chirurgienne, puis actrice.
Je voulais faire beaucoup de métiers, mais au final, j’ai choisi mannequin parce que j’aime bien.
(Rires)
J’aime les filles qui défilent, les tenues qu’elles portent, la célébrité (Sourire).
Le tournant a été la célébrité et voir les personnes que vous avez vu défiler ?
Voilà !! (Sourire), c’est ça.
C’est fini ?
Non (Sourire), on n’a pas encore fini. On en est loin, car le but de cet interview de pouvoir voir ensemble le cheminement à suivre jusqu’à cet objectif final.
Ah !
Vous passez en seconde, l’option que vous devez choisir doit vous permettre d’arriver là où vous le souhaitez. L’ensemble de vos choix doivent concourir au mannequinat. Comprenez-vous cela ?
Oui
Dans ce but là, par rapport aux recherches que vous avez réalisé, quelles sont les qualités primordiales d’un mannequin ?
Savoir marcher sur les talons, être confiante, et ne pas être timide.
En gros, avoir confiance en soi.
Comment allez-vous faire pour consolider ces qualités ? Sachant que vous êtes obligée par la loi de poursuivre l’école jusqu’à seize ans, quel parcours souhaitez-vous réaliser pour vous aider à être mannequin ?
J’ai envie de faire des études, car on m’a demandé d’avoir un plan B, au cas-où le mannequinat ne marche pas.
Le problème porte justement sur ce plan de secours, où je ne sais pas quoi faire.
Mais je sais qu’avoir un diplôme est important pour l’avenir. Cependant je ne sais pas quels études faire.
Si j’ai bien compris, vous avez déjà toutes les compétences afin d’atteindre votre objectif. Mais vous êtes lucide, et savez qu’un back-up est nécessaire.
Oui (Sourire)
Si on vous oblige à choisir entre seconde générale, ou littéraire, voire sportive, où irez-vous ?
Bah seconde générale, la seconde littéraire n’existe pas, ni la sportive. C’est soit la voie professionnelle soit la générale.
Je vais aller en général car Maman ne me laissera pas faire pro.
Et à part cela, quelles sont vos passions ?
Ecrire, Lire, cuisiner un peu et faire du shopping.
En tout cas, je ne veux pas faire d’une de mes passions mon métier. Voire mon plan B.
Pourtant la majorité des gens aimerait que ce soit le cas, pourquoi cela vous rebute ?
Parce que je ne veux pas devenir écrivaine, même si j’aime beaucoup.
Juste par rapport à l’aspect pécuniaire ?
C’est quoi ?
Cela veut dire, lié à l’argent. Par exemple si une écrivaine gagnait cinq mille euros par mois, aimeriez-vous écrire ?
Oui !
(Explosion de rires en commun)
Ah ça oui !!!
Qu’est-ce qui vous dit qu’une mannequin gagne plus qu’une écrivaine ?
J’avoue ne pas le savoir ou en être sûr.
Si, quand tu es mannequin, tu gagnes plus qu’un auteur, parce que j’ai vu sur TikTok une fille qui donnait les salaires des auteurs. Et malheureusement ils ne gagnaient presque rien, alors qu’ils ont écrit l’histoire.
Il faut payer toute l’équipe d’édition, d’où le fait du faible salaire des écrivains.
N’est-ce pas possible de publier en indépendant ? Comme vous le faites sur l’application Wattpad et gagner de l’argent ?
Je ne sais pas.
D’accord. Vous êtes assez indécise, comme vous l’avez dit, et vous êtes préoccupée par l’argent. Mais je ne suis pas sûr qu’un mannequin gagne plus que cela, et qu’un métier en parallèle serait tout de même obligatoire.
Je sais, et voulais être avocate, mais ma grande soeur m’a dit que cela m’empêcherait d’être mannequin, en terme de temps.
Je ne sais pas ce que je vais faire de ma vie.
Si je comprends bien, le point culminant est le mannequinat.
Je veux devenir mannequin, et pense que pour y parvenir, je dois être un minimum connue.
justement, c’est conditionné, donc il y a des étapes avant d’y arriver.
Bah oui ! je vais énormément m’entraîner. On ne naît pas professionnelle.
Oui mais vous avez dit posséder les qualités, et je ne vois pas en quoi un entraînement peut vous faire devenir populaire et faire gagner de l’argent.
M’entraîner à marcher et à défiler car c’est cela qui va conditionner la paie ainsi que la célébrité.
J’insiste parce que j’aimerais que vous ayez une ressource d’argent indépendante du regard, ou de l’avis des autres. Et le mannequinat est tributaire de ça. J’aimerais que vous vous dites, quel chemin pourrai-je suivre afin d’être bon selon mes efforts seuls.
Je ne sais pas.
Bon, allons dans un monde totalement utopique, où l’argent n’est pas important, tout le monde a une maison, de quoi se nourrir et voyager. Que feriez-vous ?
Je ne travaillerai pas et vais juste vivre.
Quoi que je vais travailler, mais sachant que tout se passe bien, ce ne sera pas un métier hors du commun.
Dans ce monde idéal, qu’aimeriez-vous faire ? écrivaine, mannequin, autres ?
Je ferai n’importe quoi, puisque tout va bien. Sûrement dans le mannequinat.
Mais c’est bientôt fini là ?
Vous posez des questions qui sont dures à répondre.
Justement, c’est fait exprès.
Je ne peux pas répondre, car je ne connais pas mon avenir.
Ok, dernière question, et elle va être liée à votre livre, car vous avez dit écrire. Pourquoi écrivez-vous ? Comment en êtes-vous arrivée à l’application Wattpad ? D’où vient l’inspiration de cette histoire ? Jusqu’où aimeriez-vous porter ce livre, une maison d’édition ou bien vous voulez simplement vous limiter à votre univers avec vos abonnés ?
Je ne sais pas.
(Explosion de rires en commun)
Non, je rigole (Rires), en fait, je lis depuis presqu’un an sur Wattpad. Puis j’ai voulu relater ma propre histoire, mais la peur du manque d’inspiration me bloquait.
Finalement je me suis lancée, en me portant sur le thème de l’Amérique latine, et plus précisément du Mexique. Et c’est là où est née Maria.


Voilà.
Et j’aimerais emmener Maria jusqu’à l’édition.
Votre rêve serait de publier Maria en version papier ?
Oui !! (Sourire)
Mais ce qui me dérange, c’est la réécriture.
Je n’ai pas compris. Pourquoi pensez-vous devoir en faire ?
Parce que je ne peux avoir la même version aussi bien sur Wattpad qu’imprimée. Sinon cela ne sert à rien. Il faudrait forcément adapter quelques éléments. Ceci afin d’avoir une version améliorée.
Après si c’est parfait, ce dont je doute fort, rien ne sera changé, mais je pense quand même le faire.
Puis, avec mes copines qui sont également écrivaines, on espère avoir nos livres dans nos mains. Et faire des dédicaces à nos lecteurs et lectrices.
Ce sont des personnes virtuelles ces connaissances ?
Non, on se connait depuis la cinquième, au collège.
Et que feriez-vous si Maria cartonnée au point d’en vendre des millions d’exemplaires ? Vous feriez toujours du mannequinat ?
Oui !! Je continuerai (Sourire).
Ok, merci de m’avoir accordé votre temps.
C’est terminé, enfin !!!
(Explosion de rires en commun)
Désolé de vous avoir pris de votre temps (Rires), mais je reste tout de même déçu, ou plutôt sur ma faim concernant votre projet d’avenir.
Mais je vous ai prévenu au début être indécise à ce sujet.
Forcément, vous n’allez pas avoir de bons retours, voire les réponses que vous attendez.
Je n’attends rien, mais estime que pour quelqu’un qui fait des recherches, vous devriez avoir des pistes. Là vous me dites en avoir fait, mais que vous possédiez déjà toutes les qualités.
Non (Rires), je n’ai pas dit cela.
Si c’est enregistré (Rires)
Je me suis mal exprimée (Sourires)
Vous pourriez par exemple, en plus du mannequinat, vous spécialiser en droit afin de ne pas vous faire avoir dans vos contrats. Et ainsi bien les négocier.
Mais je ne peux pas faire les deux, avocate et mannequin.
Se spécialiser en droit n’implique pas le fait de devenir avocate. Il y a plusieurs métiers dans le droit.
Mais c’est un domaine qui est prenant.
C’est faux, vous vous basez sur des on dit au lieu de faire vos recherches. Beaucoup d’avocats sont entrepreneurs, ils sortent diverses émissions, et se battent pour différentes causes. Et cela ne les empêche pas d’exercer leur métier.
(Un air dubitatif)
Et oui, j’estime que c’était un peu léger comme recherches, et que vous vous laissez trop aller sur sur vos acquis.
C’est bien de viser la lune, mais il faut ensuite se poser des questions sur les besoins pour l’atteindre. Ai-je besoin d’une fusée ? Comment pourrai-je la construire ? Avec quels matériaux ? En m’associant à qui ?
Une fois arrivée sur la lune, comment faire pour retourner sur terre ? Ai-je vraiment envie de le faire ? Si non, comment y vivre ?
Il y a énormément d’anticipations à avoir, et un minima de connaissances à acquérir.
On ne peut pas juste viser la lune pour le plaisir, en se disant que c’est beau de le faire. On se doit d’aller plus loin que cela. Vous en avez les capacités.
En plus, vous êtes une écrivaine remarquable, j’ai commencé à lire vos textes, et on y ressent de l’intelligence avec une touche d’actions ainsi que de réflexions.
C’est dommage d’avoir un tel cerveau, et ne pas l’utiliser afin d’atteindre votre objectif. C’est cela qui m’attriste.
Je ne sais pas quoi dire (Sourire).
Vous avez les qualités et les outils pour aller en profondeur dans vos recherches, et affiner votre rêve.
J’ai le temps (Sourire).
Souvent on pense en avoir, puis on s’enlise dans notre flemmardise, et cela nous pousse dans les mauvais choix. Car au moment opportun, sans recul, on n’est pas capable de bien choisir.
Le but de cet interview était de vous poussez dans ce sens, sans la contrainte pécuniaire du monde utopique.
Dans le monde utopique, j’aimerais être mannequin.
En tout cas, merci beaucoup d’avoir pris ce temps. Et j’espère que vous allez utiliser ce don que vous avez pour la réflexion, cette imagination propre et unique qui transpire dans vos écrits et échanges journaliers. Ceci afin d’aller plus loin dans vos recherches.
Ouai (Rires)
Merci, je vous laisse tranquille, c’est dommage.
De rien (Sourire)